Résumé

Alexandre Poutrain,  Carnets de guerre d’Alexandre Poutrain

“ Quant au sous-officier Albert, il était chargé des travaux aratoires.
Un jour que les jeunes filles relèvent les bottes au chemin de Vaulx, un avion anglais vient les survoler, lache une bombe incendiaire pres de leurs groupes. Cette bombe tombe tombe en jets de feu, comme l’eau d’une pomme d’arrosoir. Le soldat, pris de panique, s’enfuit vers le village. Il a la chance de suivre un chemin encaissé, l’aviateur ne l’a pas vu, car il l’aurait poursuivi de ses bombes.
”
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Alexandre Poutrain,  Carnets de guerre d’Alexandre Poutrain

“ C’est la première fois qu’il passe à Croisilles une troupe allemande de cette importance.
Une demie heure plus tard, deux officiers hulans entrent à la maison. Ils viennent faire une visite de curiosité. Ils me disent d’un ton hautain, arrogant : « Nous avons vaincu les Serbes ! Nous avons vaincu les Russes ! Nous avons vaincu les Français ! Nous vaincrons le monde entier, si le monde se lève contre nous. Vous avez voulu la guerre, vous l’avez. Vous n’avez pas le droit de vous plaindre. »
”
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Alexandre Poutrain,  Carnets de guerre d’Alexandre Poutrain

“ Au bout de la pâture je vois un soldat qui tient son fusil à l’épaule. Je ne tarde pas à voir un second veau, écorché, étendu sur le gazon. Le commandant me dit : « Ce veau était aupres de l’autre. Un civil a voulu le voler, mais notre homme de garde veillait. Le civil a eu peur, il a jeté ici le veau. » « Le soldat a-t-il vu vraiment un civil. Pourquoi n’avait-il pas tiré apres lui. C’était peut-être un allemand. — Je vous dis que c’était un civil ! — Un civil ou un soldat, celui qui a voulu prendre ce veau est un homme qui a faim. — Vous avez raison : un homme qui a faim. » ”
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