Émile Basly,
Le martyre de Lens : trois années de captivité…
(1918)
“ Toute la vie de Lens, vie précaire, misérable, s'était réfugiée sous terre. Décidément, son surnom de ville noire ne lui avait pas été donné en vain. Mais autrefois, à travers les ténèbres, dans les noires galeries de l'ombre, nous allions gaiement déterrer des richesses, arracher à la mine la chaleur et le feu. Tandis qu'aujourd'hui... Séparés du monde, murés dans nos caves humides, enterrés vivants, nous végétions comme des prisonniers, des parias, des déchus, sans pouvoir même suivre les péripéties du drame qui depuis près de trois ans ensanglantait la France. ”
