Marie Allo,
Les fontaines : poèmes
(1923)
“ Nos corps transparents aux formes fluides Suivent de la mer le long rythme mou, Enlaçant les flancs des vagues rapides, Dans l'immensité nous allons... vers où ? Le flot indolent suivant ses caprices, Nous tord, ou nous plie, ou vient dérouler L'enchevêtrement de nos rubans lisses, Et, souples, sur l'eau les fait onduler. Sur le sable, blond, parfois nous dépose L'onde qui soudain recule et s'enfuit... ”
