Pierre Blaud, Traité élémentaire de physiologie philosophique… (1830)
“ Or, si c'est par la mémoire que nous rendons présente notre vie passée, c'est par l'imagination que nous embellissons notre avenir. Que seroit devenu l'homme sans cette faculté précieuse, au milieu de tous les orages de cette vie? Qui l'auroit soutenu dans toutes les angoisses qu'il devoit y éprouver, s'il n'avoit trouvé dans les douces illusions dont elle le berce et dans la consolante espérance qu'elle fait naître dans son cœur un remède à toutes ses infortunes ? Voyez celui qu'un sort rigoureux a frappé; le désespoir d'abord l'accable, il succombe sous le poids du malheur. ”
