Résumé

Pierre Blaud Traité élémentaire de physiologie philosophique… (1830)

Or, si c'est par la mémoire que nous rendons présente notre vie passée, c'est par l'imagination que nous embellissons notre avenir.
Que seroit devenu l'homme sans cette faculté précieuse, au milieu de tous les orages de cette vie? Qui l'auroit soutenu dans toutes les angoisses qu'il devoit y éprouver, s'il n'avoit trouvé dans les douces illusions dont elle le berce et dans la consolante espérance qu'elle fait naître dans son cœur un remède à toutes ses infortunes ? Voyez celui qu'un sort rigoureux a frappé; le désespoir d'abord l'accable, il succombe sous le poids du malheur.
Source : Gallica

Pierre Blaud Traité élémentaire de physiologie philosophique… (1830)

Tout ce à quoi l'homme se montre soumis, tout ce qu'il ne lui est pas libre d'éviter, tout ce qui, en un mot, l'assujettit et le maîtrise, ce sont ses nécessités. Ainsi il faut qu'il éprouve des sensations, et il n'est pas le maître d'empêcher ses organes de lui transmettre les impressions qui les font naître ; il doit sur cette terre demeurer uni à son organisation, et il faut qu'il l'aime pour en conserver l'existence; cette même organisation a besoin de nourriture, et il faut qu'il sente l'aiguillon de la faim pour la lui procurer
Source : Gallica

Pierre Blaud Traité élémentaire de physiologie philosophique… (1830)

Mais il n'en est pas de même dans la jeunesse et dans la virilité ou les passions les plus violentes, l'amour et l'ambition avec leurs désirs effrénés, tourmentent l'âme de mille manières, où les coups du sort, les revers de fortune, sont le plus fréquens et causent de si douloureuses angoisses, où enfin l'idée de la mort inspire le Plus d'horreur. C'est en effet dans ces périodes de la vie que l'imagination exerce le plus son empire, et berce l'homme de plus d'illusions.
Source : Gallica

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