Gabriel de La Landelle,
Une haine à bord,
(1879)
“ Soeur Aglaé ne se montra pas moins forte au chevet de Jules Renaud. Pour la première fois depuis qu'elle avait pris le voile, elle fit clairement allusion à son existence passée. – Pardonnez !... pardonnez ! disait-elle au moribond ; si Charles était votre frère, n'était-il pas le mien aussi ?... Si Fargeolles, votre ennemi, a blessé votre âme et a voulu vous ravir la vie, n'a-t-il pas détruit le bonheur et brisé l'avenir d'Eglé de Pierremont ?... Dieu a rendu l'un et l'autre à soeur Aglaé qui pardonne !... – Si je pardonne. ce ne sera point pour vivre !... Si je pardonne, j'en mourrai ! ”
