Gabriel de La Landelle

Gabriel de La Landelle

Résumé

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Une haine à bord, (1879)

Soeur Aglaé ne se montra pas moins forte au chevet de Jules Renaud. Pour la première fois depuis qu'elle avait pris le voile, elle fit clairement allusion à son existence passée.
Pardonnez !... pardonnez ! disait-elle au moribond ; si Charles était votre frère, n'était-il pas le mien aussi ?... Si Fargeolles, votre ennemi, a blessé votre âme et a voulu vous ravir la vie, n'a-t-il pas détruit le bonheur et brisé l'avenir d'Eglé de Pierremont ?... Dieu a rendu l'un et l'autre à soeur Aglaé qui pardonne !...
– Si je pardonne. ce ne sera point pour vivre !... Si je pardonne, j'en mourrai !
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Une haine à bord, (1879)

Donnez-lui toutes vos pensées, mon ami, dit M. de Kergal, abjurez votre haine !
– Fargeolles a droit à ma vie, commandant, répondit Jules Renaud ; puisque nous ne pouvons plus nous battre, il faut que je meure. Je meurs !...
– Par pitié pour moi !... vivez, mon ami ! s'écria Antonine, en baignant de ses larmes les mains du jeune lieutenant de vaisseau.
Le comte de Bellegrave trouva soeur Aglaé prodiguant à Fargeolles des soins chrétiens ; Fargeolles venait d'être saigné ; son délire affreux se calmait.
– Ma soeur, dit le commandant du brig, l'autre réclame aussi votre sollicitude.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Une haine à bord, (1879)

Charles maintenant se montrait le plus ferme. C'était lui qui soutenait la résolution de sa mère ; – c'était lui qui consolait la malheureuse Eglé poursuivie par l'image de Fargeolles comme par un cauchemar.
– Ne crains rien, ma soeur, disait-il à sa compagne d'enfance qu'il avait coutume d'appeler ainsi, ma bonne Eglé, ne crains rien !... Je ne suis plus un écolier, un fistau ; je suis véritablement élève de marine, l'égal et le collègue de tous mes camarades.
– Le plus jeune et le plus faible toujours !... murmurait Eglé.
– L'âge et la force physique ne sont plus rien désormais.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature