Napoléon-Alexandre Comeau

Élements biographiques

Portrait de Napoléon-Alexandre Comeau Napoléon-Alexandre Comeau La vie et le sport sur la Côte Nord du Bas Saint-Laurent et du Golfe (Life and sport on the north shore of the lower St. Lawrence and gulf, 1909)

Le temps qu’il passe à la mer, le saumon ne voyage que le jour, ce que l’on peut affirmer du fait que sur les centaines de filets tendus le long de la côte, il n’y a pas un seul saumon qui s’y prenne la nuit, à moins qu’il s’en trouve un qui s’égare près d’un filet.
Il y a des années alors que le harpon était toléré dans les rivières qui n’étaient pas sous licence, j’ai souvent observé que le saumon se tenait bien tranquille au fond de l’eau, et généralement dans le voisinage de roches ou d’étendues d’algues marines, où il était très difficile de le distinguer de ses environnements.
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Portrait de Napoléon-Alexandre Comeau Napoléon-Alexandre Comeau La vie et le sport sur la Côte Nord du Bas Saint-Laurent et du Golfe (Life and sport on the north shore of the lower St. Lawrence and gulf, 1909)

Il en arriva tôt à la conclusion qu’il avait devant lui une âme en peine sous la forme d’un hibou. Il fit dévotement le signe de la croix, et, saisissant sa hache, il partit à la course pour se rendre chez lui, sans perdre un instant l’oiseau de vue. Il n’était pas allé bien loin, lorsque le hibou se leva, prit son vol, et alla se jucher sur un arbre à quelques verges en avant de lui, pour le guetter au passage.
La situation s’aggravait. Le bonhomme fit vœu de prier pour l’âme errante et pressa le pas. Comme il passait au-dessous de l’arbre où le hibou était perché, celui-ci fondit sur lui.
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Portrait de Napoléon-Alexandre Comeau Napoléon-Alexandre Comeau La vie et le sport sur la Côte Nord du Bas Saint-Laurent et du Golfe (Life and sport on the north shore of the lower St. Lawrence and gulf, 1909)

Des chasseurs habiles, se couchant sur les rochers ou les barres de sable que ces loups-marins fréquentent, peuvent les attirer en imitant leurs appels et leurs mouvements. Quand le truc est bien exécuté, que le chasseur s’est enveloppé d’une peau de loup-marin, et qu’il a tenu compte de la direction du vent, ils surgiront à quelques pieds. C’est à l’aube le meilleur temps de faire cette sorte de chasse. Pour démontrer avec quel naturel on peut imiter un loup-marin, je suis en position de pouvoir dire que l’Indien lui-même, tout exercé qu’il soit, s’y laisse prendre.
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