Paul Perret

Paul Perret

Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les demi-mariages (1880)

Louis, vos enfants seront les miens.
— Un rêve, s'écria-t-il. Les lois qui la rendent libre lui donnent le droit d'élever sa fille. Elle nous la prendra.
— Oh ! fit Marie, je ne le crois pas. A vous, elle l'essayerait peut-être. A moi, elle n'osera.
— Soit! dit Lartic. C'est une bataille.
— La bataille sainte! reprit-elle. — Et ses beaux
yeux bleus étaient tout remplis de larmes et de flammes.
— Mais votre mari peut la trouver dangereuse pour votre repos, qui est une partie du sien. Il vous refusera son assentiment peut-être.
Madame Percy réfléchit un moment : — René? dit-elle enfin.
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les demi-mariages (1880)

Madame, il faut que je sois une
bien misérable et basse créature pour avoir déserté l'honneur d'appartenir à un pareil homme!
— Marthe!. dit Marie, tu t'es perdue par ce mot!
— Ah! comme elle m'a bien répliqué, cette femme !
reprit madame de Pellières. Elle m'a dit: Mais, ma chère enfant, on croirait à vous entendre que vous recommencez de l'aimer! J'ai voulu la chasser; comme si l'on chassait ces bonnes âmes qui viennent vous voir en prison !. Car j'étais prisonnière, alors, tu le sais. Mais tu ne connais pas madame de Merville. Ah ! toi, tu mérites de ne point la connaître.
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les demi-mariages (1880)

Marthe, à cette heure, avait quitté sa maison. Où était-elle? N'importe. Il y avait maintenant un espace ouvert entre elle et les siens ; l'abime parisien était creusé entre la mère et ces innocents formés d'elle. Voilà ce que Marie Percy ne pouvait comprendre dans sa sœur, puisqu'elle ne l'aurait compris en aucune autre femme au monde. Il n'est pourtant pas vrai que les ressentiments, la haine, l'impatience d'être libre, l'ennui causé par les lois qui enchaînent, — il n'est pas vrai que tout cela puisse être plus fort que l'amour maternel.
Source : Gallica

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