Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Misères du coeur. Sans témoins… (1884)

Je sais bien à présent que l'âme d'un homme tel que vous, et l'âme peut-être de tous les hommes, est un miroir trouble où les honnêtes femmes ne peuvent voir que des images qui les révoltent. Ah ! vous m'avez donc
aimée ! Vous m'aimeriez donc encore, si je le voulais bien!. Mais Madame de la Morlaye, vous l'aimez aussi.. Vous venez de le confesser assez crûment tout à l'heure. Vous nous aimeriez volontiers toutes les deux ; voilà le fond de votre cœur ! Et le fond de votre honneur, monsieur de Procé !.
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Misères du coeur. Sans témoins… (1884)

Jacques de Boisléac avait la voix juste et bien posée ; on disait même, en riant, que de tous les hôtes masculins de Champaubé, il était le seul qui ne chantât point faux.
C'était bien lui.
Il venait donc fredonnant, il approchait, il allait passer à quelques pas du fourré où Thérèse et Christian se tenaient maintenant immobiles, serrés l'un contre l'autre ; lui, adjurant, suppliant : - Restez !
Au nom du ciel, ne bougez pas !.
Thérèse chancela, puis se redressa tout à coup.
La force lui revenait avec le sentiment suprême du péril ; mais sa raison était bien perdue.
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret Les Misères du coeur. Sans témoins… (1884)

Pierre de Procé n'était pas un gentilhomme bien patient ; il frappa le sable de l'allée du talon de sa botte de chasse, puis, attirant assez brusquement sa femme à lui :
— Là ! s'écria-t-il, que veux-tu ? Où vas-tu ? Estce que tu as à te plaindre de moi ?
— A me plaindre de vous ? répéta-t-elle en se dégageant ; jusqu'à présent, non. J'ai à vous représenter pourtant que si votre femme était plus menue et plus délicate, vous lui auriez fait mal. Vous êtes rude dans vos manières parce que vous n'avez pas été toujours assez raffiné dans vos sentiments.
Source : Gallica

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