Mario Uchard

Mario Uchard

Résumé

Portrait de Mario Uchard Mario Uchard L'étoile de Jean (1879)

En l'apercevant, madame Derneau, étonnée, tourna vivement les yeux vers Marius comme pour l'interroger ; d'un signe, son mari la rassura, puis d'un ton joyeux :
– Allons, dit-il, un couvert pour notre cousin !
Ce mot rasséréna tous les visages.
Pendant que la jeune fille courait à une crédence, le Provençal s'approcha de sa femme et, se penchant, lui parla très bas à l'oreille. – Dès le premier mot, au rayonnement subit qui illumina les traits de la Bretonne, au regard d'indicible
joie dont elle enveloppa tout à coup ses enfants, Jean comprit ce qu'il lui disait.
Source : Gallica

Portrait de Mario Uchard Mario Uchard L'étoile de Jean (1879)

Mauvert vivait paisiblement à Rome, d'où il ne s'était point absenté. Il ignorait encore tout, et n'avait nul soupçon de la disparition de sa fille.
– Vous êtes trop de la famille pour que j'hésite à vous confier mes chagrins, ajouta-t-elle d'un ton dolent.
– Cette disparition est en effet très extraordinaire, dit Jean.
– Oh ! c'est cette misérable Clifford qui a tout fait, j'en suis sûre ! Car la pauvre enfant sait trop combien je l'aime, pour me plonger dans un tel désespoir. Il y a là une captation infâme, un but caché de fortune sans doute.
Source : Gallica

Portrait de Mario Uchard Mario Uchard L'étoile de Jean (1879)

Il aimait Jeanne, et ce diable de sentiment, qu'il n'avait jamais ressenti, l'assaillait avec tout son cortège d'émotions folles, d'inquiétudes et de joies ; il s'aperçut qu'il
l'aimait, sous son flegme, comme un collégien naïf, ou comme le premier venu.
Ce que c'est que l'amour ?.. On ne l'a jamais su.
Sans s'arrêter aux bagatelles psychologiques, Jean commença par sourire de cette ingénuité toute neuve qui lui poussait. Mais, à la réflexion, un tel dérangement dans sa vie n'était point sans le rendre rêveur. – Où le conduirait ce nouvel – état ?
Source : Gallica

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