Mario Uchard,
Mon oncle Barbassou
(1884)
“ « Allons ! grand bêta, ne t'amollis pas ; je suis dans le ciel ; mon âme est libre et se réjouit des splendeurs de l'infini. Est-ce qu'il y a là de quoi t'attrister? Adieu. » A la lecture de cette lettre, mon cher Louis, fautil te dire si je fis le contraire de ce que m'ordonnait mon pauvre oncle, et si je m'amollis? Les larmes ruisselaient sur mes joues, mon cœur se fondait, je ne pouvais plus voir ce mot « adieu », que je pressais sur mes lèvres. Ce mélange d'élévation, de tendresse, ce soin touchant de consoler ma peine, cette confiance sans bornes en mon affection, en ma loyauté. ”
