Résumé

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Les Soirées de Sainte-Adresse, par Alphonse Karr (1853)

M. d'Hervilly a des torts, c'est un châtelain déloyal, je n'en disconviens pas, mais il aura une affreuse migraine. — Angélique, au nom du ciel, s'écrie alors de Horrberg, au nom du ciel, fuyez ! — Eh quoi ! sire chevalier, ce n'est pas encore le dénoûment ?— Je ne plaisante pas ; descendez vite ! — Permettez-moi de changer quelque chose... — Descendez, descendez ! s'écrie de Horrberg. — Descendez ! s'écrie Théodorine. — Descendez bien vite! s'écrie la tante Eudoxie, qui a repris ses sens.
D'Hervilly a compris qu'il se passait quelque chose de sérieux ; il se relève.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Les Soirées de Sainte-Adresse, par Alphonse Karr (1853)

Voilà ce que l'amour, voilà ce que la pitié exigent de vous. Donnez-moi votre main, Angélique, chère Angélique; et vous, mon père, dit-il en s'adressant à l'ermite, qui restait debout et silencieux dans son coin, et que les arrivantes n'avaient pas aperçu, vous, mon père, qui êtes venu m'apporter des consolations, bénissez notre union bien courte sans doute, sur cette terre, mais éternelle dans les cieux. — Ah ! ma tante, dit Angélique, vous entendez ce qu'il me demande. — C'est le voeu d'un mourant, sans doute reprit Henri.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Les Soirées de Sainte-Adresse, par Alphonse Karr (1853)

Eh quoi, parce qu'il plaît à l'Empereur de faire la guerre, il faudrait que je quittasse mon pays, ma famille et toi — toi surtout dont la vue m'est aussi nécessaire pour vivre que l'air que je respire. Allons donc; mourir pour mourir : là-bas de chagrin ou de la balle d'un ennemi, ou ici en me défendant contre les gendarmes; j'aime mieux mourir ici; au moins je mourrai à Etretat, et je serai enterré dans le cimetière de la paroisse; et je te verrai jusqu'à la fin.
— Mais, Romain, tu me fais peur. On t'arrêtera, on te mettra en prison.
Source : Gallica

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