Alphonse Karr,
La Famille Alain. Tome 1
(1847-1848)
“ Quand un pêcheur était venu l'avertir du retour d'Onésime, Éloi Alain était à déjeuner. Il n'avait pas oublié qu'il devait la vie à Onésime, et il fut si ému, qu'il dit à Désirée ; - Désirée, je n'ai plus faim; donne-moi ma redingote et mon chapeau, que j'aille à Dive embrasser Onésime. — Ne pourriez-vous y aller après déjeuner? dit aigrement Désirée. — Loin de là, je voudrais y être déjà; ce cher enfant ! — Ce cher enfant !... Vous n'avez des yeux que pour lui... Tout le reste du monde ne vous est plus rien. ”
