Résumé

Charles Guénot Le chevalier au cor d'argent : épisode de la guerre de Cent ans (1868)

Pendant que le roi Jean succombait, le Chevalier au cor d'argent, engagé presque seul au milieu de l'armée anglaise, se battait avec la fureur d'un lion; les cadavres ennemis s'amoncelaient sous le tranchant de son glaive ; des éclairs terribles jaillissaient de ses noires prunelles, à travers la visière de son casque. Quand il se voyait trop vivement pressé, il se dressait sur ses étriers, et ainsi, presque debout, tenant à deux mains sa redoutable épée, il frappait avec une vigueur nouvelle, abattant les têtes et les bustes des audacieux qui tentaient de l'approcher.
Source : Gallica

Charles Guénot Le chevalier au cor d'argent : épisode de la guerre de Cent ans (1868)

Providence, répondit le sire de Montauban. J'étais à Josselin, quand un routier, chassé par ses compagnons, se présenta à moi, me raconta qu'on voulait mettre mon absence à profit pour forcer et piller mon château, peut-être même pour enlever ma femme et mon enfant.
— Connais-tu les instigateurs de ce complot? demanda le guerrier.
— Ce sont Charles de Navarre, Josseran de Mâcon, Louis d'Harcourt et quelques-uns de leurs amis.
— Tu as là des ennemis redoutables, dit le chevalier.
— Je ne me fais aucune illusion. Tant qu'ils respireront, j'aurai tout à craindre.
Source : Gallica

Charles Guénot Le chevalier au cor d'argent : épisode de la guerre de Cent ans (1868)

Le jour fit place à la nuit noire, qu'entrecoupaient les éclairs ; le fils des maîtres de Rionnac dormait paisiblement; la plupart des valets et serviteurs du manoir avaient regagné leur cellule pour y chercher le repos et le sommeil. Guillaume et Anne veillaient sans pouvoir épuiser l'entretien. Parfois le souvenir de Guillaume l'Allouette lui revenait à l'esprit ; Anne rêvait de la folie du fermier, mais le sire de Montauban devenait pensif.
Source : Gallica

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