Jules Tessier

Résumé

Jules Tessier,  Étienne Marcel (1888)

“ Tout le monde connaît le fameux dialogue entre Maillart et Marcel, « un petit devant minuit, à la porte Saint-Antoine:- Étienne, Étienne que faites- vous ici à cette heure?—Je suis céans pour prendre garde de la ville. — Par Dieu, vous mentez, traître, vous mentez. — Et tantôt férit à lui; et dit à ses
gens : — A la mort, à la mort, tout homme de son côté, car ils sont traîtres. Là eut grand hutin et dur, et s'en fût volontiers le prévôt des marchands fui, s'il eût pu, mais il fut si hâté qu'il ne put; car Jean Maillart le férit d'un coup de hache sur la tête, et l'abattit à terre ».
”
Source : Gallica

Jules Tessier,  Étienne Marcel (1888)

“ Introduire à Paris, dans la capitale du royaume, les pires ennemis du royaume, prendre des Anglais à la solde de la France, pour combattre le fils du roi de France! Quelle infamie ! et Marcel y a prêté les mains; et voilà l'homme qu'on nous présente comme un grand patriote !
On voit d'ici quel admirable thème, combien favorable aux plus éloquentes objurgations d'un patriotisme indigné, ou qui s'efforce de le paraître. Le meurtre des maréchaux de Champagne et de Normandie autorisait naguère à ne plus voir dans Marcel qu'un vulgaire assassin.
”
Source : Gallica

Jules Tessier,  Étienne Marcel (1888)

“ Le choix du roi de Navarre, comme capitaine- général de Paris, s'explique de la façon la plus simple, comme la plus naturelle. D'abord, il dispose, soit par lui-même, soit par son frère, d'une cavalerie assez nombreuse, dont le secours sera singulièrement précieux aux Parisiens, pour faire tête à la cavalerie du régent et dégager les abords de la capitale.
Puis, il est prince du sang; et c'est beaucoup de pouvoir, dans une lutte contre le dauphin, opposer à ce dernier un homme dont le prestige balance le sien, dont l'autorité s'impose à tous, aux nobles surtout.
”
Source : Gallica

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