Résumé

Portrait de Siméon Luce Siméon Luce Examen critique de l'ouvrage intitulé "Étienne Marcel et le gouvernement de la bourgeoisie au XIVe siècle"… (1860)

« Si l'on n'a rien inventé de pareil pour le duc de Normandie, c'est que sa vie ne fut écrite que par des courtisans, et presque sous sa dictée. Mais on a pu se convaincre qu'il fut inférieur par la vertu, les talents et les intentions, aux hommes qu'il a fait décrier et flétrir dans l'histoire 2. » — Ainsi d'après M. Perrens, Charles le Sage fut inférieur par la vertu, les talents et les intentions, non-seulement à Etienne Marcel et à Robert Lecoq, mais même à Charles le Mauvais. Un tel jugement doit porter malheur à l'écrivain qui n'a pas craint de le prononcer.
Source : Gallica

Portrait de Siméon Luce Siméon Luce Examen critique de l'ouvrage intitulé "Étienne Marcel et le gouvernement de la bourgeoisie au XIVe siècle"… (1860)

Mais cela n'a rien d'étrange pour M. Perrens, qui pense que la bourgeoisie se montrait favorable au roi de Navarre, non-seulement parce qu'elle voulait, en opposant ce prince au dauphin, tenir ainsi la royauté en échec, mais encore parce qu'elle trouvait en lui les qualités d'un roi constitutionnel : « Il semblait, dit cet écrivain, que la bourgeoisie, en voyant le dauphin s'unir à la noblesse, comprît instinctivement qu'il lui fallait mettre un prince à sa tête, et qu'elle n'en trouverait point de plus disposé à la défendre que Charles le Mauvais 1. »
Source : Gallica

Portrait de Siméon Luce Siméon Luce Examen critique de l'ouvrage intitulé "Étienne Marcel et le gouvernement de la bourgeoisie au XIVe siècle"… (1860)

Ainsi, provisoirement et dans l'espèce, le meilleur moyen, d'après M. Perrens, de faire prévaloir le gouvernement de la nation par elle-même, c'était de livrer, malgré Paris et malgré la France, Paris et le trône de France à Charles le Mauvais, à cet ami, ou plutôt à ce client soudoyé des Anglais, à ce meurtrier déloyal de Cale, à cet exterminateur féroce des Jacques, à ce roi des Compagnies, qui était généralement détesté en France, et qui était devenu odieux aux Parisiens eux-mêmes depuis qu'il les avait indignement trahis !
Source : Gallica

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