Godefroid Cavaignac

Définition et enjeux

Godefroy Cavaignac Romans militaires de Godefroid Cavaignac… (1866)

GODEFROY CAYAIGNAC
de champ de bataille à l'autre, et marcher, tête droite, au travers des baïonnettes, des carrés, des boulets, et leur passer sur le ventre, et grimper sur leurs redoutes et leur fouetter ses morceaux par la gueule des batteries... Ne croyez pas qu'il puisse reculer, Arnold, ne le croyez pas ! Je le connais, enfant; je l'ai vu quinze ans au feu : je sais ce qu'il peut faire et ne pas faire, entends-tu?
— Hélas ! répondit Arnold, ce temps est fini, grand'mère, et l'ennemi est en France à présent.
— Où dis-tu qu'il est, l'ennemi? s'écria la vieille sans faire un geste.
Source : Gallica

Godefroy Cavaignac Romans militaires de Godefroid Cavaignac… (1866)

Prends ton témoin. Un seul, pas plus. Si d'autres viennent, je les charge. Je veux te tuer tête à tête, vieux crâne. —Voilà mon témoin, à moi, c'est Thibaut. S'il n'a pas autant de force que de coeur, il me vaut bien ; il vous vaut tous, et j'entends qu'on le respecte. Marchons!
222. GODEFROY CAVAIGNAC
— De plus ferrés que le Parisien se sont fait enfifiler par de moins dégourdis, dit un dragon à son voisin. Voilà un conscrit qui a du sang dans les yeux, tout d'même !
— Laisse donc, Thibaut, laisse donc, répétait Norbert, chemin faisant, que tu es enfant ! Cela me regarde.
Source : Gallica

Godefroy Cavaignac Romans militaires de Godefroid Cavaignac… (1866)

GODEFROY CAVAIGNAC
— Mon fils, reprit le capitaine, je no l'aime pas plus que vous; mais, entre lui et l'étranger, il y a notre pays. Attendre l'ennemi, ce serait trop tard, Lubbert, ce serait trop tard : il faut courir audevant, sans quoi le terrain manque pour l'attendre. Chaque pouce du sol natal qu'on l'empêche de toucher vaut mieux qu'une lieue de pays conquis.
Source : Gallica

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