Godefroy Cavaignac

Définition et enjeux

Godefroy Cavaignac Romans militaires de Godefroid Cavaignac… (1874)

GODEFROY CAVAIGNAC
de champ de bataille à l'autre, et marcher, tête droite, au travers des baïonnettes, des carrés, des boulets, et leur passer sur le ventre, et grimper sur leurs redoutes et leur fouetter ses morceaux par la gueule des batteries... Ne croyez pas qu'il puisse reculer, Arnold, ne le croyez pas ! Je le connais, enfant; je l'ai vu quinze ans au feu : je sais ce qu'il peut faire et ne pas faire, entends-tu?
— Hélas ! répondit Arnold, ce temps est fini, grand'mêre, et l'ennemi est en France à présent.
— Où dis-tu qu'il est, l'ennemi? s'écria la vieille sans faire un geste.
Source : Gallica

Maximien Legrand Rude, sa vie, ses oeuvres et son enseignement… (1856)

Godefroy Cavaignac est là couché, immobile, dans les plis de son linceul, sur la pierre même qui scelle son tombeau, le corps étendu droit, les pieds joints, la tête renversée en arrière et fixe, la poitrine haute, les bras allongés, les mains légèrement raidies, la droite posée sur une plume et la garde d'une épée. C'est déjà la mort, mais tiède, calme, semblable au sommeil, et l'on dirait un ami qui vient de vous serrer la main avant de défaillir et de s'affaisser pour toujours; un athlète fatigué qui étend ses membres et laisse retomber sa tête pour le repos éternel.
Source : Gallica

Godefroy Cavaignac Romans militaires de Godefroid Cavaignac… (1866)

GODEFROY CAVAIGNAC
— Mon fils, reprit le capitaine, je no l'aime pas plus que vous; mais, entre lui et l'étranger, il y a notre pays. Attendre l'ennemi, ce serait trop tard, Lubbert, ce serait trop tard : il faut courir audevant, sans quoi le terrain manque pour l'attendre. Chaque pouce du sol natal qu'on l'empêche de toucher vaut mieux qu'une lieue de pays conquis.
Source : Gallica

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