Résumé

Portrait de François-Tommy Perrens François-Tommy Perrens Étienne Marcel et le gouvernement de la bourgeoisie au quatorzième siècle… (1860)

Le calcul était juste, mais la ressource dangereuse : dans le succès, le roi de Navarre n'eût guère donné moins d'embarras que le régent lui-même. Aussi ambitieux de pouvoir, mais infiniment plus habile, il eût peu à peu tiré à lui toute l'autorité, et le peuple de Paris, après s'être épuisé pour l'aider à la conquérir, n'aurait pu de sitôt le combattre pour lui en retirer une partie. Ainsi le châtiment du crime devait sortir du crime même : pour échapper à la vengeance qu'il avait provoquée, Étienne Marcel se voyait forcé de livrer à d'autres mains le pouvoir dont il venait de sa saisir.
Source : Gallica

Portrait de François-Tommy Perrens François-Tommy Perrens Étienne Marcel et le gouvernement de la bourgeoisie au quatorzième siècle… (1860)

S'il n'était plus temps de porter secours aux jacques, il fallait profiter du moment où les plus acharnés tenaient encore et attiraient sur eux toutes les forces de la noblesse, pour dégager les abords de Paris, reprendre le marché de Meaux, dont le régent avait fait sa citadelle, et se débarrasser, s'il était possible, de ce redoutable voisinage. Les habitants de cette ville en souffraient plus que personne, et dans leurs intérêts, par les violences et les exactions dont ils étaient victimes, et dans leur sympathie, car la cause populaire n'avait nulle part de plus dévoués partisans.
Source : Gallica

Portrait de François-Tommy Perrens François-Tommy Perrens Étienne Marcel et le gouvernement de la bourgeoisie au quatorzième siècle… (1860)

Les historiens parlent de la terreur qui régnait dans Paris, durant les derniers jours qu'Étienne Marcel exerça le pouvoir. Qu'était cette terreur au prix de celle qu'inspiraient déjà les amis victorieux du régent? Comme il n'y avait personne qui n'eût protesté de son dévouement au gouvernement de la bourgeoisie, personne ne pouvait se croire en sûreté. Pour échapper au danger, il fallait donner cent fois plus de gages de soumission qu'aux plus sombres jours de la révolution. L'on vit alors un triste exemple de ces défaillances dont aucune révolution n'est exempte.
Source : Gallica

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