Daniel de Proxy

Daniel de Proxy,  Brest, son château, sa cité, son port… (1857)

“ C'est une véritable colonie où les habitants se renouvellent sans cesse. Sa population est comme la mer qui baigne ses rivages et dont un flot chasse l'autre en effaçant sa trace.
A Brest, comme au temps passé, le premier personnage, c'est le chef de la marine.
Les officiers des différents corps de la flotte s'y croient chez eux. Brest est leur ville, comme Toulon, comme Rochefort, comme Lorient.
En dépit des nuances inévitables qui séparent les différentes fractions de la société, la communauté des goûts et des habitudes les relie entre elles.
Aucune cité n'est plus hospitalière.
”
Source : Gallica

Daniel de Proxy,  Brest, son château, sa cité, son port… (1857)

“ L'intérêt légitime que l'on porte au Havre doit-il faire taire celui qu'a droit d'inspirer Brest ?
Une concurrence n'est pas un crime.
En admettant que cette concurrence devienne sérieuse, et qu'une partie des bénéfices de la première de ces cités soient plus tard répartis entre elle et Portstrein, où sera le mal ?
Faut-il que le Havre ait le privilège exclusif des affaires lucratives, et l'avantage qu'a Brest d'être le premier
port de guerre de la France peut il être mis en comparaison avec tous ceux que possède le Havre ?
”
Source : Gallica

Daniel de Proxy,  Brest, son château, sa cité, son port… (1857)

“ Brest et Recouvrance, en dépit de l'édit de Louis XIV, sont restées deux villes distinctes. On dirait deux êtres unis par un mariage forcé ou de convenance qui, malgré leurs efforts, n'ont pu s'entendre et en sont venus à une rupture volontaire sans scandale, après s'être convaincus de leur incompatibilité d'humeur, deux êtres qui, certains de ne pouvoir jamais s'accorder, ont pris
la sage et ferme résolution de retourner chacun sous son toit et d'y vivre entièrement étrangers l'un à l'autre.
”
Source : Gallica

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