Résumé

J.-P.-R. Cuisin Le paria travesti, ou La pagode faubourienne… (1822)

Ah ! c'est toi, Merlandar ; dis-moi, viens-tu de la boutique? que fait Perle-d'Amour? est-elle déjà en grande tenue, le diadème emblématique de la première fois sur le front?... — Tout va comme par enchantement, répondit le mercure complaisant Merlandar; votre beau-père, don Côte-de-Lard, est radieux de joie et de toilette : jamais je ne l'ai vu comme ça! on n'est pas mieux mis : figurez-vous son habit beau drap d'Elbeuf, couleur marron, ou plutôt brioche brûlée, avec des boutons d'acier larges comme des médailles de JulesCésar
Source : Gallica

J.-P.-R. Cuisin Le paria travesti, ou La pagode faubourienne… (1822)

Autour de ce flambeau toutes ces sauterelles , Dans leur vol imprudent se font brûler les ailes. On se figure un singe, ouaté de coton , Voulant charger les traits d'un nouvel Apollon. Que Pornier, par exemple, en son art très-habile, D'un colosse d'airain fasse un croquis fragile,
Chacun court et veut voir par quels airs ricaniers,
Un auteur indiscret sait faner les lauriers...
On sourit, aux malheurs du Paria Jocrisse ;
Dans l'admiration un ris heureux se glisse;
Mais de la parodie un trait des plus mordans
A l'homme de génie est un nouvel encens.
Source : Gallica

J.-P.-R. Cuisin Le paria travesti, ou La pagode faubourienne… (1822)

Oui, je suis savetier ; mais ta belle boutique Et de tes saligots la méprisable clique Ne durent leur splendeur qu'à mon vigoureux bras : Je sortis de Pantin pour sauver ton état. Tous tes pâtés ratés, tes brioches mal faites D'un pâtissier qui tombe annonçaient les défaites. Moi seul sûs rallumer tés fours froids et déserts , D'une baraque en chute écarter les revers. A mes poulets truffés accourt mainte servante; C'est en léchant ses doigts que tout bourgeois me vante. Et tout ce que je fais, délire des gourmands, Vers le beau pâtissier fait courir les chalands.
Source : Gallica

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