Résumé

Albert Humbert Les Noces de Coquibus, par A. Humbert… (1881)

Non contente de sa pelle, dont elle se sert cependant avec une furieuse énergie, elle se jette sur Coquibus, elle le mord, elle l'égratigne, elle lui déchire sa chemise. Le pauvre homme épouvanté s'échappe à grand'peine des mains de sa belle-mère ; il grimpe l'escalier de la cave, il a la tête perdue, il court dans le jardin ; madame Coinchotte ne lui donne pas une seconde de répit ; elle est sur ses talons, sa pelle à la main, s'escrimant comme une enragée sur l'échiné
de l'infortuné Coquibus, sur ses épaules, sur ses fesses, sur tout ce qu'elle peut attraper.
Source : Gallica

Albert Humbert Les Noces de Coquibus, par A. Humbert… (1881)

Blagomard se tenait à la portière, sa lanterne à la main, avec la figure la plus piteuse que vous ayez jamais vue ; Coquibus était littéralement anéanti. Il s'arracha désespérément plusieurs mèches de cheveux ; après avoir regardé ces dépouilles d'un oeil furibond, incertain de ce qu'il devait en faire, il les mit dans sa poche et resta là, foudroyé, tout penaud, la tête courbée sous la pluie d'ironies qui s'échappait des lèvres de sa terrible belle-mère. Mais tout à coup un éclair se fit jour dans sa cervelle.
– La vieille est là, pensa-t-il, ma femme là-bas ; voilà le vrai moment.
Source : Gallica

Albert Humbert Les Noces de Coquibus, par A. Humbert… (1881)

Du courage donc, morbleu ! s'écria Charles. C'est un petit moment désagréable à passer, voilà tout. D'abord, vous êtes l'offensé, vous avez donc le choix des armes. Prenez le pistolet, croyez-moi. A l'épée, on n'en meurt pas souvent, mais on s'attrape toujours ; un maladroit peut parfaitement vous embrocher ; tandis qu'au pistolet c'est une autre affaire : un homme est si petit !
– Et il y a tant de place autour ! prononça Henri. C'est bien le diable si l'on se touche !
– C'est que je suis bien plus gros que Blagomard, fit observer Coquibus tout éploré.
Source : Gallica

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