Stella Blandy

Stella Blandy

Résumé

Portrait de Stella Blandy Stella Blandy La Teppe aux merles

Quelle différence entre ce gros Eugène, si gonflé de ses écus, et cousine Ursule si douce et si modeste, et cousine Rosalie si fûtée et si drôlette avec son babil de sept ans. L’oncle Pétrus était plus aimable aussi que l’oncle et la tante Tailland. Ce n’est pas qu’il fût bien gai... au contraire ; depuis que sa femme était morte, il était même très triste ; mais cela ne l’empêchait pas de trouver de vrais mots d’amitié pour Philibert. Et puis, quoique moins belle que le magasin de l’oncle Tailland, la boutique de l’oncle Pétrus Franchet était plus amusante à visiter dans tous ses coins.
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Portrait de Stella Blandy Stella Blandy La Teppe aux merles

Elle s’entendait à peine elle-même marmotter les vers de sa fable ; peu à peu, le ronron de sa récitation à demi-voix se ralentit ; les petits doigts s’abaissèrent sur le livre, les genoux fléchirent en avant ; la tête de Reine ondula en arrière et vint se reposer sur un pan de la robe de Jeannette, assise sur le palier juste au-dessus de la marche où la petite fille s’était postée pour l’étude.
« Bon ! se dit Jeannette, la voilà partie pour le pays des rêves. Elle va, bien sûr, songer de fables ou de poupée. Je ne l’éveillerai qu’à quatre heures. »
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Portrait de Stella Blandy Stella Blandy La Teppe aux merles

Maman, est-ce que nous quitterons Tournus sans aller faire une petite visite à l’oncle Pétrus ?
— Tu m’y fais penser, dit-elle à son fils. J’ai encore là le petit panier de chasselas et les œufs que j’apportais à tes cousines. Puisque la voiture est attelée, sortons d’ici, nous l’arrêterons devant la boutique à Pétrus. Et, j’y pense, Philibert, je te remercie de m’avoir parlé de ton oncle. Il aurait eu du chagrin de ne pas nous voir. Et moi, je serai aise de causer avec lui. C’est un homme juste, pas envieux, et de bon conseil.
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