Henri d'Orléans Aumale

Henri d'Orléans Aumale

Résumé

Portrait de Henri d'Orléans Aumale Henri d'Orléans Aumale La journée de Rocroy (19 mai 1643… (1890)

Du point où le duc d'Anguien avait fait halte pour rallier derrière la ligne espagnole ses escadrons victorieux, il ne pouvait saisir les détails de ce tableau ; mais la direction de la fumée, la plaine couverte de fuyards, la marche de la cavalerie d'Alsace, l'attitude de l'infanterie ennemie, tout lui montrait, en traits terribles, la défaite d'une grande partie de son armée. Il n'eut pas un instant d'accablement, il n'eut qu'une pensée : arracher à l'ennemi une victoire éphémère, dégager son aile battue, non en volant à son secours, mais en frappant ailleurs.
Source : Gallica

Portrait de Henri d'Orléans Aumale Henri d'Orléans Aumale La journée de Rocroy (19 mai 1643… (1890)

Dans les rangs pressés de l'infanterie ennemie, il était malaisé de suivre les incidents qui se succédaient depuis que la cavalerie d'Alburquerque et celle du duc d'Anguien étaient aux prises. Les yeux, les esprits, les cœurs étaient tout entiers à la bataille engagée devant le front, et chacun, chefs et soldats, se préparait à y prendre part quand la troisième ligne fut subitement abordée et poussée sur la seconde. C'est une suprême épreuve pour
une troupe qu'une attaque imprévue sur ses derrières : « Nous sommes tournés! » est un cri d'alarme qui émeut les plus braves.
Source : Gallica

Portrait de Henri d'Orléans Aumale Henri d'Orléans Aumale La journée de Rocroy (19 mai 1643… (1890)

Voyant ce vide devant lui, La Ferté oublia et l'échauffourée de la veille et les recommandations de son général; de nouveau, il voulut franchir le marais et tourner l'étang. Comme la veille, Isembourg survint avec ses escadrons, mais cette fois il ne s'arrêta pas; prenant le galop à bonne distance, favorisé par la pente, il aborde la cavalerie française, la met en désordre, la sépare de l'infanterie et la pousse vivement devant lui. La Ferté combat avec vaillance; atteint d'un coup de pistolet, percé de deux coups d'épée, il tombe aux mains de l'ennemi.
Source : Gallica

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