Résumé

Jules Serret Le poëte Théophile de Viau : études biographiques (1864)

Le duc de Montmorency instruit de ces doléances, lui offrit un asile à Chantilly. Théophile l'accepta et vint sous les ombrages de ce domaine composer sa tragédie de Pyrame et Thisbé. Cette pièce, fort goûtée au théâtre du Louvre, lui rouvrit l'accès de la Cour et lui concilia la faveur du duc de Luynes, auquel il dédia cette ode :
Grand Dieu, que toutes les vertus Recommandent à notre estime.
Courant les bonnes fortunes, il risqua avec l'un de ses amis d'être lapidé à Tours, pour
avoir mauqué de saluer le Saint-Viatique que l'on portait à un malade.
Source : Gallica

Jules Serret Le poëte Théophile de Viau : études biographiques (1864)

De retour à Paris, une haine qui ne devait plus finir éclata entre les deux poètes. Balzac se montra ingrat à l'égard de celui qui l'avait courageusement défendu. Mais il n'en fut pas de même des gens de lettres contemporains : Luillier, Berthelot, de Panât, Maynard, Colletet, Frénicle , Vallée-des-Barreaux, etc. ,
s'empressèrent autour de Théophile et lui témoignèrent leur sympathie.
Source : Gallica

Jules Serret Le poëte Théophile de Viau : études biographiques (1864)

MM. Philarète-Chasles, Théophile Gautier, D. Nisard, Amédée Renée, n'ont-ils pas ravivé le souvenir de ce vrai poète, de cet excellent prosateur? Théophile n'a t-il pas vaillamment conquis sa place dans le cercle des littérateurs du grand siècle?
Tel était au moins, à l'heure de sa mort, le sentiment presque unanime des hommes de lettres. Tous, à l'exception de Balzac exaltaient les rares qualités de son esprit. Scudéry le surnomme divin et lui érige un mausolée
Source : Gallica

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