Honorat de Bueil Racan

Résumé

Honorat de Bueil Racan Anecdotes inédites sur Malherbe… (1893)

Il est toujours très hasardeux, nous ne l'ignorons pas, de fonder des attributions sur de simples caractères littéraires. Pourtant la manière de conter de Racan se dessine nettement dans les Mémoires, — tranquille, traînante, souvent naïve, s'attardant sur des détails inutiles qui allongent les phrases, sentant sous Louis XIV son xvie siècle, et formant un piquant contraste, comme nous le noterons maintes fois dans le récit des mêmes traits, avec Tallemant des Réaux, bref, nerveux, vif et courant au mot de la fin.
Source : Gallica

Honorat de Bueil Racan Anecdotes inédites sur Malherbe… (1893)

Telles que nous les donnons, nous croyons qu'elles peuvent offrir aux érudits et aux lettrés un double intérêt, comme source de Tallemant des Réaux et à titre de nouveaux documents pour connaître Malherbe et son temps.
Puissions-nous par ce petit travail apporter notre modeste pierre — (souhaitons que Malherbe ne l'eût pas traitée de moilon, voir an. 3) — au monument nouveau, que la critique de notre fin de siècle, guidée moins par l'enthousiasme que par la réflexion, est en train d'édifier au vieux poète (1) !
Source : Gallica

Honorat de Bueil Racan Anecdotes inédites sur Malherbe… (1893)

Cette anecdote est reproduite par Tallemant, 1, 293, qui par exception n'est point aussi vif.
L'élégie et l'ode sont ici considérées par Malherbe au point de vue de la versification. L'élégie est un genre un peu flottant, dont les caractères n'ont jamais été très nettement fixés par les modernes (cf. ce que venait d'en écrire Vauquelin de la Fresnaye dans son Art poétique publié en 1612) : Malherbe semble entendre sous ce nom une pièce de sujet triste, et de vers suivis, comme ses Larmes à Geneviève Rouxel (voir an. 1) .
Source : Gallica

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