Résumé

Monmerqué Revue des Deux Mondes

De ce cercle brillant, mélange de grandeur et de préciosité, Tallemant descendait à celui des financiers et de la haute bourgeoisie ; fils d’un homme de finances, marié à Élisabeth de Rambouillet, fille d’un riche traitant, cousin-germain par alliance de la fille de Montauron, ce Crésus à la mode auquel Corneille dédiait Cinna, introduit, par le mariage de son frère aîné avec Mlle de La Honville, au milieu d’un autre cercle opulent, il lui a été facile d’observer de ces différens points de vue la cour et la ville, la noblesse et la bourgeoisie.
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Monmerqué Revue des Deux Mondes

Toute la famille éprouva des revers de fortune à la mort de Pierre Tallemant, le frère aîné de des Réaux, par l’infidélité d’un sieur Bibaud, qui était son associé. Quant à la disgrace dont il parle, nous ne pouvons même pas présumer quelle fut sa nature ; Tallemant n’appartenait à aucune compagnie judiciaire ; il avait trop de philosophie pour ne pas préférer son indépendance à la faveur des grands, et jamais homme n’a été moins courtisan.
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Ce sonnet, adressé à Conrart sous la forme d’une lettre avec signature et suscription, doit être de l’époque de la jeunesse de des Réaux. « Conrart, dit-il, a toujours affecté d’avoir des jeunes gens sous sa férule ; moi qui ne suis pas trop endurant, il me prit en amitié, et je l’aimai aussi tendrement. » Le sonnet est du temps de cette bonne amitié ; mais Tallemant changea bien de sentimens pour Conrart qu’il représente dans ses historiettes comme un homme tyrannique et querelleur.
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