Edward Le Glay, Histoire des comtes de Flandre jusqu'à l'avènement de la maison de Bourgogne… (1843)
“ Pendant tout le temps de la trêve l'infortuné vieillard avait, par mille moyens, cherché, sans y réussir, à obtenir la paix. Peut-être Philippe-le-Bel se serait-il laissé fléchir; mais la reine Jeanne avec ses oncles maternels Robert d'Artois, Gui et Jacques de Châtillon, venait opiniâtrement traverser les dispositions pacifiques de ce prince. La reine et surtout le comte d'Artois étaient jaloux de la vieille puissance flamande. Ce dernier craignait que les comtes de Flandre, s'ils n'étaient anéantis, ne vinssent à envahir quelque jour l'Artois, comme l'avait tenté naguère Fernand de Portugal. ”
