Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove

Résumé

Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove Histoire de Flandre (T. 2/4)

La puissance de Jacques d'Artevelde a duré moins de dix années, et cependant elle semble remplir dans nos souvenirs toute l'histoire du moyen-âge: c'est que son génie a remué plus d'idées, excité plus d'espérances, conçu plus de profonds desseins, que les hommes qui l'ont précédé pendant plusieurs siècles. Après avoir osé rêver la réconciliation de l'Europe par la paix et l'industrie, après avoir réussi à unir dans une même fédération toutes les provinces voisines de la Flandre, il meurt frappé par les armes qu'il voulait briser, par les haines envieuses et jalouses qu'il avait voulu étouffer.
Source : Gutenberg

Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove Histoire de Flandre (T. 2/4)

Edouard III se montrait de plus en plus favorable aux communes flamandes. Dès le 8 mai, il écrivait aux Gantois: «Le roi, à très sages personnes, les conseillers, échevins, bourgmestre et membres de la commune de Gand, ses très chers amis, salut et sincère affection. Nous avons appris avec bonheur, et toute notre âme en est pénétrée de joie, que vous avez conclu un traité avec nous, et que malgré les périls qui vous menacent, vous exposez si généreusement pour nous vos vies et vos biens: nous espérons qu'avec l'aide de Dieu, nous pourrons vous en témoigner notre reconnaissance.»
Source : Gutenberg

Baron Joseph Marie Bruno Constantin Kervyn de Lettenhove Histoire de Flandre (T. 2/4)

«Quoi, s'écria-t-il, le roi de France est devant nous et nous ne le combattrions point, ou nous attendrions pour le faire le retour de la nuit? Nous qui ne redoutons personne, craindrions-nous donc ses regards? Grâce à Dieu, voilà enfin ces ennemis que nous étions si impatients de rencontrer: profitons de leur confusion pour les attaquer.» Mille clameurs enthousiastes saluèrent le discours de Zannequin, et les Flamands, divisés en trois corps, se précipitèrent du haut de la montagne; car, hommes courageux et libres, ils n'hésitaient point, dit Villani, à assaillir l'armée la plus redoutable.
Source : Gutenberg

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