Résumé

A. Viallate La Première Présidence de M. Roosevelt

En sanctionnant l’occupation de Porto-Rico et des Philippines, l’annexion des Hawaï et de Tutuila, la population américaine a accepté la situation qui lui était faite par sa grandeur même, et elle est entrée définitivement dans cette lutte pour la suprématie mondiale, qui se poursuit sans relâche entre les grandes nations. Que les États-Unis doivent y triompher, c’est la conviction profonde de M. Roosevelt : il croit sincèrement que, « entre tous les peuples de la terre, les Américains tiennent dans leurs mains le sort des années à venir ».
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A. Viallate La Première Présidence de M. Roosevelt

On n’avait jamais vu si forte majorité. Dans le Congrès, les dernières élections ont augmenté encore la majorité républicaine ; une opposition efficace ne pourrait être faite à M. Roosevelt que par les membres de son propre parti. Résolu (il en a pris l’engagement public) à refuser toute nouvelle candidature à la présidence, il a toute liberté d’action.
Deux sentiments jusqu’ici se sont combattus en lui : le sentiment réformateur et le sentiment impérialiste ; lequel l’emportera ? Une campagne contre la corruption politique soulèverait contre lui les politiciens qui en vivent.
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A. Viallate La Première Présidence de M. Roosevelt

Tout à l’aise, les politiciens ont organisé cette merveilleuse « machine » qui, sur toute l’étendue de l’Union, enserre les électeurs. L’assainissement de la vie publique est le problème le plus sérieux et le plus difficile qui s’offre aux jeunes générations américaines. C’est le but élevé que se proposait M. Roosevelt en entrant dans la politique active.
Dans l’assemblée de l’État de New-York, où il siégeait de 1882 à 1884, il s’élevait avec véhémence contre les pratiques de corruption.
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