Résumé

J.-P. des Noyers Le Pouvoir exécutif aux États-Unis…

Le premier magistrat de la République américaine a si peu de pouvoir que sa responsabilité contenue, comme ce pouvoir même, dans les plus étroites limites, semble ne devoir jamais être mise en jeu. Il ne peut ni faire la guerre ou la paix, ni traiter sans l’aveu du Congrès, ni choisir ses principaux agens, ambassadeurs et ministres sans l’assentiment du Sénat, et, en l’absence du droit de dissolution, le veto suspensif est la seule arme que la Constitution lui ait laissée pour tempérer l’ascendant presque absolu du Congrès fédéral [2] .
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J.-P. des Noyers Le Pouvoir exécutif aux États-Unis…

Pratiquement, ajoute l’homme d’Etat américain, le Président a la nation en main. Il commande en chef l’armée et la marine et a le contrôle des affaires extérieures. Aux termes de la loi, le Congrès possède seul le droit de déclarer la guerre, mais la réalité de ce pouvoir réside dans l’Exécutif... Une fois la guerre déclarée, le Président est investi de pouvoirs spéciaux (war powers) qui n’ont jamais été définis ni limités. La puissance de l’Exécutif est d’autant plus grande qu’elle n’est point fixée par la Constitution.
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J.-P. des Noyers Le Pouvoir exécutif aux États-Unis…

Ce qui se passe en Amérique prouve que la perspective de détenir une parcelle, si minime qu’elle soit, de la puissance gouvernementale exerce en tout pays la même attraction. L’exemple des Etats-Unis est à cet égard le plus probant de tous puisque la modicité des salaires officiels ne s’allie point, comme chez nous, à la sécurité du lendemain et à l’espoir d’une retraite.
Parmi les 200 000 fonctionnaires ou salaries de tout ordre relevant du gouvernement fédéral, 125 000 environ sont exposés à disparaître tous les quatre ans avec l’administration à qui ils doivent leur existence éphémère.
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