Résumé

La République et le régime parlementaire… (1887)

Leur maintien aux affaires, en effet, dépend uniquement du caprice des partis coalisés dans le Parlement. Le ministère, tête véritable du pouvoir exécutif, en même temps que de la majorité parlementaire, harcelé perpétuellement dans le sein des Chambres dont il fait partie et dont il dépend, doit s'efforcer de satisfaire tout le monde à la fois (sûr moyen de ne contenter personne) et se tenir debout à peu près comme un oeuf sur la pointe. Il n'a pas trop de tous ses moyens pour réaliser à chaque instant ce miracle d'équilibre.
Source : Gallica

La République et le régime parlementaire… (1887)

Tout ce qui précède nous mène à conclure que, dans les républiques, il y a de plus fortes raisons encore que dans les monarchies en faveur de l'indépendance des fonctions judiciaires. Assurément, une république, avec une constitution définie, mais sans un pouvoir judiciaire assez indépendant pour résister aux usurpations ou défendre la liberté et le droit privés, serait une chimère, une société organisée sans aucun frein légal... Le peuple peut, à sa volonté, remettre tous les pouvoirs à ses chefs temporaires ; mais alors on doit donner à ce gouvernement le véritable nom qui lui convient
Source : Gallica

La République et le régime parlementaire… (1887)

Les démocraties sont naturellement portées à concentrer toute la force sociale dans les mains du Corps législatif. Celui-ci étant le pouvoir qui émane le plus directement du peuple, est aussi celui qui participe le plus de sa toute puissance. On remarque en lui une tendance habituelle qui le porte à réunir toute espèce d'autorité dans son sein. Cette concentration des pouvoirs, en même temps qu'elle nuit singulièrement à la bonne conduite des affaires, fonde le despotisme de la majorité.
Source : Gallica

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