Résumé

Georges Mancel Sur la tradition du moyen-age, qui attribue la fondation de Caen à Kaius… (1843)

En voilà certes assez pour faire reconnaître que la tradition qui attribue à KaÏús la fondation de notre ville est loin d'être une' simple invention de poète, et que malgré sa qualité de fable elle ne fut pas moins très-populaire au moyen-âge et eut dans l'opinion générale toute la force de la vérité la plus incontestée, la plus authentique.
N'y a-t-il pas, - mais qu'on n'attache pas plus d'importance à cette observation qu'il ne lui en appartient, n'y a-t-il pas un certain rapport entre ces appellations de Kaïus, Kex , Queux , Cheudo , et celle de notre village de Cheux.
Source : Gallica

Georges Mancel Sur la tradition du moyen-age, qui attribue la fondation de Caen à Kaius… (1843)

Ce qui a trompé M. De La Hue, c'est qu'il a été préoccupé de cette pensée, il le dit lui-même, que Guillaume-le-Breton, poète et chapelain de Philippe-Auguste, est le premier qui ait consigné la fondation de Caen par Kaïus , dans son poème latin de la Philippide.
Le poète du roi de France, en effet, en racontant, au livre VIII de sa Philippide, la prise de Caen par son maître, décrit, pour relever l'importance de la conquête, la position agréable de cette ville, sa grandeur, qu'il compare à celle de Paris ; la beauté de ses édifices; la richesse de son commerce
et les avantages de son port
Source : Gallica

Georges Mancel Sur la tradition du moyen-age, qui attribue la fondation de Caen à Kaius… (1843)

Remarquons que Kex, fondateur de Caen, et Beduier, seigneur de Bayeux, sont toujours mis en scène simultanément dans la chronique de Geoffroy de Monmouth, et dans le Brut d'Angleterre.
Nous n'avons pas ici pour objet de prouver que Geoffroy de Monmouth n'a jamais lié l'inventeur des fables bretonnes
qu'il a rassemblées dans son livre ; M. De La Rue lui-même dans les Essais historiques sur les bardes et les jongleurs, a démenti cette première assertion (1) .
Source : Gallica

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