Édouard Prosper Alexandre

Résumé

Édouard Prosper Alexandre Lettre de Jean Raisin de Saintonge… (1868)

Oui, des libertés matérielles nous manquent, mais les libertés morales qui peuvent se concilier avec le respect de la famille, de l'ordre, en un mot les seules vraies libertés ne les avons-nous pas toutes ?
Nous en avons peut-être trop même, car ces libertés il est une école qui veut les faire tourner à la destruction de tout ce qui fortifie et de tout ce qui console. On veut nous ôter le droit de croire ; mais nous ne serons jamais athées nous autres, parce que nous savons bien que c'est le bon Dieu qui fait nos enfants bien bons quand nous sommes bien vieux.
Source : Gallica

Édouard Prosper Alexandre Lettre de Jean Raisin de Saintonge… (1868)

Ah oui, elle est impie la guerre qui commande de sacrifier 100,000 hommes pour conquérir une portion de glèbe ; mais la guerre faite pour conserver aux fils l'espérance des pères et afin que les arrière-petits-fils puissent prier la prière des aïeux; la guerre faite pour le respect d'un bout de toile, blanc, rouge ou bleu ; la guerre qui veut le culte du chaume et la conservation des tombeaux bien aimés, — oui, elle est sainte, grande et sublime celle-là, — sainte, grande, sublime comme les termes qui la définissent et l'apprennent : Religion, honneur, patrie, foyer !
Source : Gallica

Édouard Prosper Alexandre Lettre de Jean Raisin de Saintonge… (1868)

Oui, nous sommes libres; oui, nous sommes forts si nous ne perdons pas le fruit de tout le sang qui teint l'Histoire, du sang des martyrs de la foi et des martyrs de la science, du sang glorieux et du sang qui fait tache; nous sommes libres et nous sommes forts avec le passé pour guide dans le présent et boussole dans l'avenir.
Source : Gallica

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