Édouard Prosper Alexandre

Élements biographiques

Édouard Prosper Alexandre Les Petits Livres de tout le monde… (1880)

Oui, à des degrés divers, tout centre populeux est aujourd'hui ravagé par un poison terrible dont la science médicale ne s'occupe point. La jeune fille au frais visage comme le vieux garçon au teint basané; la grande dame et la cuisinière; le négociant et le cireur de bottes, — tous, hélas, sont victimes de la mauvaise presse.
J'ai connu un fumeur qui disait : « La pipe empoisonne si lentement qu'on ne s'en aperçoit que lorsqu'on est mort. »
Il en est de même des journaux qui puent l'Athéisme et la Révolution.
Gomme la nicotine, le journal athée tue sans que l'on s'en aperçoive.
Source : Gallica

Édouard Prosper Alexandre Lettre de Jean Raisin de Saintonge… (1868)

Ah oui, elle est impie la guerre qui commande de sacrifier 100,000 hommes pour conquérir une portion de glèbe ; mais la guerre faite pour conserver aux fils l'espérance des pères et afin que les arrière-petits-fils puissent prier la prière des aïeux; la guerre faite pour le respect d'un bout de toile, blanc, rouge ou bleu ; la guerre qui veut le culte du chaume et la conservation des tombeaux bien aimés, — oui, elle est sainte, grande et sublime celle-là, — sainte, grande, sublime comme les termes qui la définissent et l'apprennent : Religion, honneur, patrie, foyer !
Source : Gallica

Édouard Prosper Alexandre Les élections de l'empire bleu (1864)

Il faut de toute nécessité, pour être élu dans l'empire bleu, avoir le plus complet désintéressement, et consacrer au bien public, sans aucune arrière-pensée, toutes les ressources de son intelligence, toute la puissance productrice de ses labeurs.
Si l'ambition personnelle pousse un candidat à se présenter, la glace fidèle le punit en réflétant, aux yeux du peuple assemblé, l'image de sa pensée intime, et souvent de façon à faire rire à ses dépens.
Source : Gallica

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