Édouard Prosper Alexandre, Les Petits Livres de tout le monde… (1880)
“ Oui, à des degrés divers, tout centre populeux est aujourd'hui ravagé par un poison terrible dont la science médicale ne s'occupe point. La jeune fille au frais visage comme le vieux garçon au teint basané; la grande dame et la cuisinière; le négociant et le cireur de bottes, — tous, hélas, sont victimes de la mauvaise presse. J'ai connu un fumeur qui disait : « La pipe empoisonne si lentement qu'on ne s'en aperçoit que lorsqu'on est mort. » Il en est de même des journaux qui puent l'Athéisme et la Révolution. Gomme la nicotine, le journal athée tue sans que l'on s'en aperçoive. ”
