Résumé

E. Derains Un mot sur la nécessité et les moyens d'organiser fortement la presse gouvernementale… (1837)

Toute nouvelle fabriquée par la calomnie, toute apparence fournie par le hasard, tout soupçon éclos dans le cerveau d'un fanatique, sont aussitôt transformés par la presse, en faits irrécusables, en délits flagrans, en monstrueux abus d'autorité, et servent chaque jour de prétexte aux déclamations violentes, aux provocations séditieuses. Nul ne sait mieux que les écrivains de l'opposition qu'il reste toujours quelque chose de la calomnie, et qu'elle est, suivant l'expression d'un vieux proverbe, un charbon qui noircit quand il ne brûle pas.
Source : Gallica

E. Derains Un mot sur la nécessité et les moyens d'organiser fortement la presse gouvernementale… (1837)

A la différence de la censure et des lois répressives qui n'ont, comme nous l'avons dit, qu'une vertu négative, si même elles en ont une, la presse exerce sur les esprits une action positive. Elle fait mieux que d'opposer un frêle obstacle à la manifestation d'idées coupables, elle les réfute et en fait justice; elle fait mieux que de commander inutilement le silence aux mauvaises doctrines, elle en répand de bonnes ; elle fait mieux que de sévir contre les sectateurs d'erreurs dangereuses, elle les ramène à la vérité.
Source : Gallica

E. Derains Un mot sur la nécessité et les moyens d'organiser fortement la presse gouvernementale… (1837)

On ne devrait jamais perdre de vue que celle-ci suffit seule et surabondamment pour affaiblir et déconsidérer rapidement les hommes et les institutions, et pour pénétrer les masses d'une fatale indifférence, que ne tarde pas à remplacer la haine.
La censure étant impossible, la législation de septembre impuissante, la presse, je le répète, est désormais la seule digue à opposer aux envahissemens menaçans de l'anarchie. Elle peut seule réparer les ravages qu'elle a faits.
Source : Gallica

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