Résumé

Sur la liberté illimitée de la presse (1796)

Je veux que ceux qui sont à la tête des affaires donnent la plus grande publicité aux actes de leur administration : je veux que tous les citoyens ayent la faculté d'émettre leurs opinions sur toutes les opérations qui intéiessent la chose publique : mais je veux aussi que la décence préside toujours à ces discussions ; que les hommes soient mis à l'écart pour ne s'occuper que des choses, et que le respect prescrit par la constitution envers les autorités constituées soir religieusement observé. Car le temps est venu de le dire : sans subordination, il ne peut pas exister de gouvernement.
Source : Gallica

Sur la liberté illimitée de la presse (1796)

Les limites que l'on pourtoit mettre à la liberté de la presse sont donc indifférentes pour elle ; car comme elle ne calomnie jamais et qu'elle se renferme toujours dans les bornes d'une défense légitime, elle ne peut craindre d'être atteinte par les lois qui réprimeroient des abus dont elle ne peut pas se rendre coupable.
Il en est tout autrement de l'improbité qui se tient constamment sur l'offensive, et qui ne connoît point les scrupules sur le choix des moyens de réussir.
Source : Gallica

Sur la liberté illimitée de la presse (1796)

Laissons le peuple brutal et grossier, qui prendroit la licence pour la liberté, se croire véritablement libre par la seule faculté d'injurier ses tyrans. Ce n'est pas pour une telle liberté que nous avons combattu , et nous ne pouvons espérer de jouir de celle que nous avons voulue , qu'en y appropriant toutes nos institutions.
Source : Gallica

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