Résumé

De la presse au point de vue du pouvoir (1840)

Il ne s'abaissera jamais à relever un mensonge, car les démentis qu'il donne ne sont rien en comparaison de ceux qu'il ne peut pas donner, et cela ne fait qu'engendrer des taquineries quotidiennes qui, en assimilant le pouvoir au journalisme, le mènent à un combat inégal où on l'assassine chaque matin.
Il y aura deux sphères, deux régions, l'une élevée, calme, majestueuse, où le vent d'en bas ne soufflera pas, ce sera celle du pouvoir; l'autre fiévreuse, incessamment agitée, où l'on vague dans de basses latitudes, livré à tous les vents des passions, ce sera celle de la presse.
Source : Gallica

De la presse au point de vue du pouvoir (1840)

Casimir Périer fonda le gouvernement de juillet.
La violence de la presse ne connut pas de bornes ; mais, en présence de ce débordement de ce qu'il y avait de pervers et de taré dans la nation, la conduite du pouvoir fut digne, il la méprisa.
Les nobles passions tuent les hommes, non pas les basses, parce qu'il n'y a que les premières qui soient sincères. Casimir Périer, homme de passions, mourut à la peine.
Source : Gallica

De la presse au point de vue du pouvoir (1840)

Et de ce que son principe est celui de la société, il résulte qu'elle est une puissance.
La presse est donc une puissance révolutionnaire.
Une puissance révolutionnaire est ce qu'il peut
y avoir de plus terrible au monde, car ces deux
mots signifient tout simplement, abus de la force.
Toute puissance révolutionnaire vit de lutte et
de mouvement.
Tout gouvernement vit de force et d'ordre.
De ce que la presse est puissance, il résulte qu'elle est incompatible avec le pouvoir, dont le
nom indique l'essence
Source : Gallica

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