Résumé

De la presse. Réponse à M. le secrétaire du général Bugeaud… (1841)

Si le gouvernement protége une idée grande, généreuse, elle s'établil sans secousse , comme une coutume du passé que l'amour des pères légue au respect des enfants; que si vous luttez, que si, vous cramponnant aux douceurs du pouvoir, vous reculez devant les améliorations possibles que réclame la loi du progrès, c'en est fait de vous : vous comprimez pour un temps, mais vous ne pourrez détruire dans le coeur de l'homme la connaissance et le vouloir de ses droits. Comment pouvez-vous écrire que « l'accord du gouvernement et de la «presse prouve que l'un s'éloigne de son principe?»
Source : Gallica

De la presse. Réponse à M. le secrétaire du général Bugeaud… (1841)

Je reviens à votre brochure.
Toute puissance révolutionnaire vit de lutte et de mouvement. Vous avez raison, car la lutte et le mouvement, c'est la vie ; mais ce n'est pas ce que vous voulez dire, nous verrons bien tout à l'heure. Tout gouvernement vit de force et d'ordre. Or il y a deux sortes de force : d'abord la force brutale, matérielle, qui n'est légitime qu'autant qu'elle sert, protége la vérité, la justice. Maintenant un gouvernement n'est, selon moi, qu'une idée civilisatrice à l'oeuvre ; il n'est donc pas la force morale, la vérité par lui-même.
Source : Gallica

De la presse. Réponse à M. le secrétaire du général Bugeaud… (1841)

La presse de sa nature est incompatible avec le pouvoir. La conséquence toute naturelle est qu'il faut la détruire, et le pouvoir ne saurait trop se hâter, puisque la presse, toujours de sa nature, est encore incompatible avec l'ordre. Une petite difficulté, c'est que vous déclarez en même temps que la presse est irresponsable. Etrange naïveté dans votre bouche, l'irresponsabilité de la presse !...Mais ne venez-vous pas de nous révéler, de nous énumérer tous les périls, tous les fleaux, tous les malheurs auxquels elle nous expose?
Source : Gallica

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