M. Antonin Proust

Résumé

M. Antonin Proust Le Tour du monde

Djezerli fit signe d’apporter les aiguières et l’Arménien nous emmena dans une galerie haute donnant sur le Cydaris, pour prendre le café et fumer.
Toutes les femmes turques chantent, madame ; don Juan l’affirme et je le crois, car le chant est une distraction à l’ennui, et elles s’ennuient.
Jacques, qui a lu Byron, pria donc Nourmahal de charmer les douceurs du kieff par sa voix enchanteresse, et, sans se faire beaucoup prier, l’Arménienne se dirigea vers un gros meuble recouvert d’une tenture.
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M. Antonin Proust Le Tour du monde

Mon ami Jacques, qui jetait de temps à autre un regard inquiet vers les ouvertures, espérant à chaque instant voir entrer la hanoum, se leva comme mû par un ressort. Djezerli offrit la main à Mme Beretta, et nous entrâmes dans une seconde salle soutenue par des colonnettes supportant des arceaux en cœur, une véritable salle arabe, ornée d’azulejos, et garnie à la voûte de pendentifs formant stalactites.
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M. Antonin Proust Le Tour du monde

Jacques m’affirma le soir que Nourmahal avait une voix délicieuse, que le piano était excellent, la romance adorable, et que mon cauchemar n’était dû qu’à la dose d’opium que contient le tabac du Levant, opinion poétique qui prouve une fois de plus aux incorrigibles matérialistes que nos yeux et nos oreilles ne sont que les humbles serviteurs de notre imagination.
Dès que la grande chaleur fut passée, Djezerli fit amener des chevaux et un talika (voiture à un cheval) , et nous suivîmes la prairie de Hiaat-Hané.
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