André Theuriet

André Theuriet

Résumé

Portrait de André Theuriet André Theuriet Philomène

Comme vous êtes prompt, père Toinoz !... Vous ne laissez pas seulement aux gens le temps de s’expliquer... Voici ma nouvelle : nous sommes à deux de jeu ; si vous avez découvert une mine d’or, moi j’ai découvert une mine d’argent... La seule différence est que la mienne est plus facile à exploiter que la vôtre !
Aux mots d’or et d’argent, le vieux ciseleur avait relevé la tête, et ses yeux luisaient comme ceux d’un chat dans la pénombre d’un cellier.
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Portrait de André Theuriet André Theuriet Philomène

Ça ne suffit pas, et tu n’es point mon homme.
Père Toinoz, vous avez tort ; je ne suis pas plus maladroit qu’un autre et, quant à de l’argent, j’ai mon oncle le curé de Rovagny, qui est à l’aise et qui me laissera son héritage.
— Pff ! siffla dédaigneusement le ciseleur, ton oncle de Rovagny est vert comme un houx et ne veut pas mourir de sitôt. Je n’ai pas le temps d’attendre qu’il soit défunt ; le minerai est là qui presse et je veux un gendre qui se mette tout de suite dans l’affaire jusqu’au cou... Tu n’es pas mon homme !
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Portrait de André Theuriet André Theuriet Philomène

Au moment où Toinoz atteignait le mur blanc de la Madeleine, il vit soudain une svelte silhouette surgir du fond d’une barque amarrée à la berge.
— Est-ce toi, Jacques ? murmura-t-il en ayant peine à réprimer un léger frisson. — Le bonhomme n’était pas très brave, la nuit surtout, même au clair de lune.
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