Résumé

André Petit Mon voyage au Soudan français de Dakar… (1922)

Entre Podor et Matam, les berges du fleuve, surtout du côté sénégalais, portent d'assez nombreux villages tout à fait riverains. A notre passage, les négrillons, garçons et filles, en train de prendre leurs ébats au bord de l'eau, interrompent leurs jeux ; un cri unanime, dirigé vers nous, sort de leurs bouches : «Zeté-é-éz boutelles !... Zeté-é-é-ez boutelles !... » hurlent-ils en choeur de tout le souffle dont ils sont capables.
Source : Gallica

André Petit Mon voyage au Soudan français de Dakar… (1922)

Autant Dakar est devenu moderne et par conséquent banal, autant Saint-Louis du Sénégal a conservé un cachet de vieillotte originalité. Comme on le sait, cette dernière ville est bâtie à proximité de l'embouchure du fleuve Sénégal, sur une île qu'elle occupe en entier. Parallèlement à elle, sur la rive gauche du fleuve, s'étale le grand et verdoyant faubourg de Sor, surtout formé de nombreuses et plaisantes maisons de campagne entourées de riants jardins. C'est là que tout riche Saint-Louisien qui se respecte possède son pied-à-terre.
Source : Gallica

André Petit Mon voyage au Soudan français de Dakar… (1922)

L'étape de Dakar à Saint-Louis est des plus banales ; rien, ou presque, ne vient en rompre la désespérante monotonie. La plaine du Cayor, que traverse le chemin de fer, est plate, maigrement parsemée de quelques pauvres champs de mil ou de maïs brûlés de soleil ; peu ou point de brousse dense ; beaucoup de gros baobabs à la silhouette massive et tourmentée, et surtout du sable, du sable à perte de vue.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature