Résumé

La Grande Route française du Soudan (1896)

Le branle pourtant ne se donnera pas tout seul au commerce d'un grand pays, entièrement neuf, comme le Soudan, ni par conséquent au trafic de son chemin de fer. Il faut pour cela une initiative, une activité, une expérience, une largeur et une justesse combinées de vues commerciales, que « tout le monde » ne possède pas et qui ne se rencontrent même que rarement réunies sous le même crâne. Et pourtant, si des hommes propres à cette oeuvre vivifiante ne sont pas associés à l'entreprise, elle végétera et emploiera un temps fort onéreux en des tâtonnements très longs et excessivement coûteux.
Source : Gallica

La Grande Route française du Soudan (1896)

Il est également oiseux de considérer ici, un à un, les nombreux itinéraires que l'imagination peut faire partir de chaque point intermédiaire du littoral, compris entre les bouches du Niger et celle du Sénégal. Si, comme on le dit, tout chemin mène à Rome, tous les chemins du moins ne sont pas la meilleure route. Or, ce que nous cherchons en ce moment, c'est la route du Soudan, non seulement la meilleure, mais aussi la plus française.
Source : Gallica

La Grande Route française du Soudan (1896)

Dès la première des belles campagnes du général Borgnis-Desbordes vers le Niger, en 1882, l'Administration de la Marine réunit donc à Saint-Louis des remorqueurs, des chalands, des canots à vapeur, des dragues, l'outillage d'un grand atelier de réparations ; en un mot tout le matériel flottant et auxiliaire d'un service de navigation à vapeur fluviale.
L'Administration n'a jamais articulé ni le prix d'acquisition de cet important outillage, ni le coût de son entretien et de son fonctionnement. Ce n'est pas qu'elle ait entendu faire un mystère de ces dépenses.
Source : Gallica

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