Georges Pradel

Élements biographiques

Portrait de Georges Pradel Georges Pradel La Faute de Madame Bucières (2e édition… (1884)

Hubert, d'une allure inégale marchait dans le bois. Le vent soufflait par bouffées secouant les branches, et les grands bras morts s'agitaient menaçants, et semblaient lui dire :
– Tu ne reverras plus Lucienne, tu n'as plus de bonheur, tu n'as plus de soleil, tu n'as plus que la nuit et la mort.
D'un pas précipité il revint au château.
– Guern ! cria-t-il.
Alain arriva à cet appel. Il recula stupéfait à la vue de son maître. Le désespoir de M. de Breuil était effrayant. Le brave matelot n'osa point prononcer une parole.
– Guern, fit Hubert, emballe'tout, et dépêche-toi. Nous partons.
Source : Gallica

Portrait de Georges Pradel Georges Pradel Le Diamant rouge (1884)

Des ordres, répéta sir Gérald, des ordres !. A moi, sir Gérald Norton ! Mais c'est un rêve, un horrible cauchemar.
– Ce n'est point un rêve. Ce qui est un rêve, c'est ta noblesse, ta fortune, ton luxe, tout cela est le fruit de mes oeuvres, comme ce palais que tu habites, comme les chevaux que tu montes, les joyaux que tu portes, comme tout ton bien, comme toi-même, car tu n'existes, ne l'oublie jamais, et le doigt menaçant de Butler s'étendit vers le jeune homme, que de par ma volonté.
Source : Gallica

Portrait de Georges Pradel Georges Pradel L'oeillet bleu ; [Le gant de Suède… (1883)

Maurice entendait toutes ces horreurs. Il était obligé de les subir, car il n'avait plus la force de châtier ces deux ignobles créatures. Trop heureux encore de n'être point tout seul, livré aux terreurs et aux fantasmagories de la fièvre.
De tous les supplices moraux, le plus pénible et le plus douloureux, de beaucoup, est sans contredit l'isolement. Et que devient cette torture lorsque l'isolé, attaché sur un lit, ne peut ni remuer, ni agir, à peine parler ! Que d'appréhensions ! Que d'angoisses ! C'est toujours une consolation que de sentir à côté de soi la vie d'un autre.
Source : Gallica

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