Georges Pradel,
Le Diamant rouge
(1884)
“ Je te dirai tout, car tu m'écouteras, Calveyrac, et tu me croiras. Harnave parlait d'une voix vibrante : son accent de sincérité était tel que Calveyrac fut ébranlé. – Ainsi, tu as besoin de moi ? dit-il d'un ton bref. – Besoin de toi, oui. Je te ferai riche, mais quelque fortune que tu gagnes à me suivre, je demeurerai ton obligé. Calveyrac réfléchit. Il tendit la main à Harnave. – Touche-là ! dit-il. Après tout, je ne t'ai pas fait injure ; c'est le chef qui a puni le matelot, rien de plus. ”
