Harnave

Définition et enjeux

Portrait de Georges Pradel Georges Pradel,  Le Diamant rouge (1884)

“ Bon Calveyrac ! reprit Harnave d'un ton de pitié, promettre et tenir sont deux, et les serments que l'on fait à des ennemis, à des étrangers, à des gens chez lesquels on se trouve comme en pays conquis n'ont aucune valeur. D'abord, ils sont d'une autre religion que la nôtre ; ce sont des infidèles ; ils n'ont point la même foi.
Et Harvave ricana encore en pinçant les lèvres.
”
Source : Gallica

Portrait de Georges Pradel Georges Pradel,  Le Diamant rouge (1884)

“ Je te dirai tout, car tu m'écouteras, Calveyrac, et tu me croiras.
Harnave parlait d'une voix vibrante : son accent de sincérité était tel que Calveyrac fut ébranlé.
– Ainsi, tu as besoin de moi ? dit-il d'un ton bref.
– Besoin de toi, oui. Je te ferai riche, mais quelque fortune que tu gagnes à me suivre, je demeurerai ton obligé.
Calveyrac réfléchit. Il tendit la main à Harnave.
– Touche-là ! dit-il. Après tout, je ne t'ai pas fait injure ; c'est le chef qui a puni le matelot, rien de plus.
”
Source : Gallica

Portrait de Georges Pradel Georges Pradel,  Le Diamant rouge (1884)

“ C'est un marché, il le sent. Marché honteux ! car il lui semble qu'il va vendre son honneur contre son bonheur.
Harnave a eu beau entasser paradoxes sur sophismes, il n'a pu le convaincre.
Quant à Cayou, il a passé par une série de sentiments aussi opposés que bizarres.
Harnave seul est calme, froid, résolu, sûr de lui.
En revenant à bord, après une première nuit passée dans la pagode, nuit d'amour, nuit d'ivresse, pendant laquelle il a achevé de fasciner- la malheureuse Yelha, en jouant auprès d'elle la comédie de la passion, Harvave a résolu de ne point se presser.
”
Source : Gallica

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