Marc Petit de Baroncourt Première (-3e) Lettre à M. le duc de Broglie… (1843-1844)

Le colon n'a droit qu'à une chose, mais intégralement: au travail de ses noirs, travail qu'il peut et doit obtenir par tous les moyens de contrainte légitime. C'est en vue de ce travail qu'il a fait l'acquisition de ses ouvriers ; ce travail est la vie même des Antilles ; il profite à tous, au noir comme à son maître, à la marine, à l'industrie, à l'Europe comme à l'Amérique.
Source : Gallica

Marc Petit de Baroncourt Première (-3e) Lettre à M. le duc de Broglie… (1843-1844)

Si l'esclavage est une machine primitive, grossière, dont les défauts sautent aux yeux, qu'on la redresse, nul ne s'y oppose. Mais la rompre pour joncher le sol de ses débris, c'est un acte de désorganisation et de barbarie.
Est-il permis de jeter les yeux au delà de l'affranchissement? Ne voit-on pas que, si le jour de l'émancipation complète est la borne où s'arrête la philanthropie européenne pour se croiser les bras, ce n'est qu'une halte, un point de départ pour le nègre des Antilles. C'est de la présence du blanc qu'il aura soif de s'affranchir un jour
Source : Gallica

Marc Petit de Baroncourt Première (-3e) Lettre à M. le duc de Broglie… (1843-1844)

Est-il permis de jeter dans l'esclavage de la misère et de la pitié publique trente mille Français dont les courageux ancêtres ont créé en partie cette prospérité maritime dont nous étions fiers, et dont les hommes d'aujourd'hui sont devenus les gardiens infidèles? Non, l'État, pas plus qu'un simple particulier, ne saurait se passer de justice; s'il renverse un ordre de choses légal dont il est l'auteur, s'il force le colon à laisser sa terre en friche, celui-ci a droit de demander une expertise et d'exiger une indemnité.
Source : Gallica

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