Victor Schœlcher,
Des colonies françaises
“ C’est qu’on aura beau reconnaître la douceur du régime actuel des esclaves, il y a dans la servitude le fouet, la contrainte, l’abstraction de tous sentimens intellectuels, l’impuissance de tout développement moral. Sous son masque, sans grimace douloureuse, on voit constamment percer l’invincible désir de l’indépendance, et de temps à autres se manifeste le brutal réveil de l’homme, réveil d’esclave avec l’empoisonnement dans l’ombre et la révolte au grand jour, la révolte sans la guerre, la révolte hideuse, accompagnée de l’incendie et de l’assassinat. ”

