Roger Gougenot des Mousseaux

Élements biographiques

Portrait de Roger Gougenot des Mousseaux Roger Gougenot des Mousseaux L'émancipation aux Antilles françaises… (1884)

Encore un coup , si l'État loue, moyennant salaire , le travail forcé du noir qu'il s'adjuge au gré de sa convenance , le noir a cessé d'être l'esclave du colon , pour devenir l'esclave de l'État. Et si le travail forcé, c'est-à-dire le travail de l'esclave, nommé dérisoirement affranchi , laissé à sa propre charge et colloqué entre deux, intérêts, deux surveillances et deux maîtres, s'achète à deniers comptants, qu'y peut gagner le noir ? Une violente irritation s'emparera de son àme pour éclater, soit par la révolte d'abord, soit, un peu plus tard, au sein de la liberté.
Source : Gallica

Portrait de Roger Gougenot des Mousseaux Roger Gougenot des Mousseaux L'émancipation aux Antilles françaises… (1884)

En effet « un nègre qui vit avec une maîtresse, met tout ce qu'il gagne à la parer. Le nègre qui s'est formé des habitudes, près ou loin de l'habitation de son maître, néglige son jardin pour, aux jours ou aux heures qui sont à lui, aller voir sa négresse et travailler pour elle. — Il travaille au jardin de sa négresse avec une grande ardeur. (2) » Voilà qui est galant, généreux, digne de l'homme libre ; et le libre, au contraire, se ravale bien au-dessous de l'esclave; l'amour même ne lui donne pas de coeur!
Source : Gallica

Portrait de Roger Gougenot des Mousseaux Roger Gougenot des Mousseaux L'émancipation aux Antilles françaises… (1884)

Mais la conscience des bourreaux modernes ne répugne point à laisser périr ces êtres de douleur sous le poids des travaux et de la faim. Une cupidité implacable exploite
l'homme dans le monde asiatique, et je défie qui que ce soit de formuler un démenti, tant qu'il me sera donné de tenir l'histoire d'une main ferme. L'Angleterre prêche la philanthropie et, faisant la part du beau et de l'utile, elle la pratique à l'ouest par l'abolition d'un esclavage étrangement mitigé déjà, tandis qu'elle rive, à l'orient, les fers les plus homicides de l'esclavage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature