Gabriel-Désiré Laverdant

Résumé

Gabriel-Désiré Laverdant Transportation et colonisation… (1848)

En attendant qu'une économie sociale mieux entendue distribue sainement les forces et constitue un ordre industriel meilleur, la France va porter la peine des erreurs et des folies passées, la France va traîner ce que nous pouvons bien nommer ici le boulet du paupérisme, car, au sein de nos populations généreuses et turbulentes, le paupérisme c'est la guerre civile. Ce n'est pas, comme en Angleterre, une plaie s'étendant sur un corps qu'une aristocratie nerveuse soutient et couvre de pourpre et d'or ; c'est une bombe qui fera éclater le corps social, si l'on n'avise au plus tôt.
Source : Gallica

Gabriel-Désiré Laverdant Transportation et colonisation… (1848)

La France n'a pas de prétention à l'empire des mers, et il ne convient plus à son esprit républicain d'essayer une domination quelconque abusive. Toute sa politique maritime est et doit être dans ce vieux principe : Liberum mare. Garantir la liberté des mers, c'est le voeu, c'est la volonté de la République française.
La France, en proclamant cette devise : Liberté, égalité, fraternité, n'a pas entendu prononcer de vains mots. Ce triple principe des sociétés vraiment chrétiennes, qui devient l'âme même de la France, doit guider la République dans toutes ses oeuvres intérieures et extérieures.
Source : Gallica

Gabriel-Désiré Laverdant Transportation et colonisation… (1848)

La France n'a pas à coloniser Madagascar, soit pour dominer à l'orient du monde, soit pour tourner cet empire contre l'Angleterre. Elle veut seulement soustraire l'île africaine à l'ambition anglaise, et prévenir la constitution de cette Grande-Bretagne de l'Afrique. Elle ne veut pas que l'aristocratie britannique occupe cette position souveraine sur une des routes principales du globe; elle ne veut pas que les peuples soient jamais exposés à être rançonnés au passage, et que les mers orientales cessent d'être libres.
Source : Gallica

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